J’ai été gênée par ta phrase, ou tu disais qu’avant on était beaucoup plus en phase dans le partage…
J’en suis triste car je réalise que si elle m’a gênée c’est que je crains ne pouvoir retrouver cet état ou je me sentais libre avec toi, ou je me sentais heureuse d’être moi même… le fait que je me sente lésée, mes blessures à vif, dans le déséquilibre …entraîne la plupart du temps un état d’alerte, de peur de risque de danger imminent… mon coeur aussi bat vite, beaucoup trop vite…
Un peu comme toi qui as l’impression d’être dans un effort permanent et de ne pas me convenir… c’est finalement comme des sentiments en miroir.
J’avais presque envie de le formuler d’une façon qui me fait penser à toi: je crains de ne plus pouvoir te donner ça, ce que tu aimais tant… et que moi j’aime tant… et j’en suis triste, défaite… je suis comme un petit animal blessé perdu au milieu de la foule, je ne suis plus dans mon état intérieur antérieur, d’avant la guerre, quand je suis avec toi et que mon sentiment de ne pas être aimée me colle à la peau…
Je sens comme toi, par intermittence que ça revient quand un détail me donne confiance et puis que ça s’en va dès qu’un autre détail me fait basculer et que mon manque d’amour se réveille. Je sens comme toi que c’est des instants fugaces… et je me dis à ces instants la que petit à petit je vais y arriver… à gérer et à être dans mon état normal, je reprends espoir par intermittence…
Je suis encore triste, ce soir… comme si je te perdais progressivement, inéluctablement…