Je me sens si condamnée par tes mots
Je me sens tellement jugée et repoussée,
Avant de partir, j’aimerais savoir,
Est-ce cela que tu voulais dire ?
Avant que je ne me lève pour ma défense,
Avant que je ne parle poussée par ma souffrance
ou par la peur
Avant que je ne construise un mur de mots,
Dis-moi, ai-je bien entendu ?
Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs.
Ils nous condamnent ou nous libèrent.
Lorsque je parle et lorsque j’écoute,
Puisse la lumière de l’amour rayonner à travers moi.
Il y a des choses que j’ai besoin de dire,
Des choses qui signifient tant pour moi,
Si mes mots ne rendent pas mon message limpide,
M’aideras-tu à me sentir libre ?
Si j’ai paru te rabaisser,
Si tu m’as crue indifférente,
Essaie d’écouter par-delà mes mots
Les sentiments que nous partageons.
[Ruth Bebermeyer]
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Finn,
Je suis tellement émue par ces paroles…
Les larmes aux yeux je m’imagine suppliant,
te suppliant… à chaque fois que je me sens emprisonnée
par ma difficulté à identifier et à exprimer mes besoins… à chaque fois
que je m’emferme, que je me coupe, à chaque fois
que la distance devient infranchissable et je me retrouve seule au monde
derrières ces murs que je connais si bien…
A toi… de coeur à coeur.
Ma douce Kina,
Ces murs sont invisibles à nos coeurs. Ils sont dans nos esprits respectifs, captifs de nos peurs, de nos angoisses et de nos manques. Mais il y a un au-delà et ces murs ne sont pas étanches à l’amour qui nous unit. Il y a une ligne directe entre nos coeurs Kina, une ligne qui traverse tous les murs et tous les océans.
Finn