Finn,
Mon moi résiste… la raison veut tordre le cou à mon coeur… une clé de judo… je suis imbibée de toi depuis hier… ma raison dit tais-toi, ne dis rien, ne te laisse pas embarquer dans ce tourbillon on ne peut plus commun…
Je lis des poèmes d’amour de gens comme toi et comme moi… et je me dis c’est tout pareil, je suis perdue, je suis tombée dans le filets… de cette grande mascarade que vivent les gens qu’on appelle amoureux (arggg…. rien que le mot)… cette illusion maladive qui finit toujours en grande déception.. comment ai-je pu penser, croire, sentir, ceci ou cela et puis ça…. mais je suis imbibée de ton corps, ton odeur, ton goût, ton regard, ton aura, tes mains, ta douceur, ton âme… et cette douce sensation d’avoir enfin eu un peu de toi pour moi, après une longue attente… ce que tu as bien voulu me donner dans l’élan le plus spontané de ta propre volonté… Toute cette journée avec cette image souvenir multi-sensorielle de toi… aujourd’hui dans cette douce attente de plus, d’un peu plus de toi, et de nous… J’ose à peine mais j’ose imaginer… attendre à nouveau ce nouveau moment… tout en essayant de faire taire ce qui se fraye un chemin en moi… je suis à nouveau en convalescence et déjà je me prépare à t’accueillir et je me languis de ton acceuil…
A moi le calme raisonnable de la demi-mesure !, s’insurge ma raison..
J’en peux plus d’intensité… soupire en silence mon coeur, quand ma poitrine s’emballe…
Tu as parlé de l’espoir d’amour devenu possibilité insaisissable d’amour… et j’ai trouvé tes mots si justes…
Cet espoir de l’amour placé en l’autre comme une hypothèque, un investissement… L’illusion (maladive) qui se transforme en attente puis en tristesse et en frustration.
Je voudrais qu’il reste un nous, quelque soit sa forme… s’il m’était permis de rêver de quelques uns de ses constituants, je prononcerais à voix haute des voeux de proximité, de confiance, de sincérité…
Oui, mon coeur, je suis toujours dans l’illusion désespérante aux yeux de ma raison exaspérée.